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Colonialisme portugais Timor oriental

L’assassinat du gouverneur portugais de Timor en 1887

Ecrit par René Pélissier.

Texte extrait (pp. 31-33) du livre de René Pélissier: Portugais et Espagnols en “Océanie”. Deux Empires: confins et contrastes 154 p. 4 cartes, 2010, éditions Pélissier, Orgeval, France.

ON TUE LE REPRÉSENTANT DU ROI DE PORTUGAL À TIMOR

Un gouverneur actif mais mal secondé

Comme Isidro Posadillo à Ponape, le gouverneur de Timor, Alfredo de Lacerda Maia (26 septembre 1885 – 3 mars 1887), est un officier de marine. Il est jeune et enthousiaste, travailleur et, semble-t-il, honnête. Ce qu’il veut, c’est sortir son île du discrédit où elle végète depuis des siècles. Initialement, il n’a plus que 50 soldats européens et attend 150 Mozambicains et huit canons de campagne. Il mène une politique de relance de la culture du café en donnant des plantes à certains liurais coopératifs. Il en exempte plusieurs du paiement de la finta (l’impôt dû par les reinos à l’Administration). Plus original, il visite longuement les reinos intérieurs, débouche même sur la contra-costa (la côte sud-orientale, sur la mer de Timor, jusqu’alors pratiquement abandonnée) et inspecte les postes portugais disséminés sur la côte nord. Il essaiera d’ouvrir des pistes dans ce pays qui en est encore aux sentiers. Il doit faire face en mai-juin 1886 à quelques troubles au Maubara (ex-enclave néerlandaise) et, s’il n’en sort pas clairement vainqueur, il n’a, contrairement à certains de ses prédécesseurs, pas enregistré de défaites humiliantes. Pour la première fois, les Portugais ont utilisé des fusils se chargeant par la culasse dont la rapidité de tir a surpris les rebelles.

Son principal mérite reste cependant d’avoir intériorisé sérieusement l’Administration en intervenant loin de la côte nord. En revanche, il a choisi comme secrétaire un alferes (sous-lieutenant) déjà impliqué dans des atrocités lors de la répression de la révolte de 1879.

C’est le type même de l’officier colonial brutal et méprisant envers les autochtones y compris les plus solides remparts des autorités, les fameux moradores de Dili sans qui rien de sérieux ne peut être entrepris militairement. Les soldats mozambicains recrutés et déportés de force sont des ivrognes incapables de comprendre le portugais et d’apprendre le maniement des fusils Remington. Quant aux métropolitains ravagés par les maladies, mieux vaut les oublier à cette époque.

Jurant de se venger de l’alferes, une centaine de moradores décident de lui tendre une embuscade afin de le tuer puisque le gouverneur ne veut pas entendre leurs plaintes répétées. Dans une société où la violence est constante et la perte de la face pire que la mort, même chez des détribalisés, urbanisés et plus ou moins lusitanisés, voire “assimilés”, on ne transige pas avec l’honneur de ces supplétifs qui se savent indispensables aux Portugais.

Une explosion sans lendemain

Pour le malheur du gouverneur, ne trouvant pas son secrétaire , c’est lui, le représentant du Roi de Portugal, devenu menaçant, qu’une centaine de moradores assaillent et blessent dans les faubourgs de Dili, le 3 mars 1887. Alors qu’il s’enfuyait, ils l’achèvent. Il n’échappe à la décapitation rituelle que grâce à l’entremise de justesse de deux officiers des moradores qui parviennent à interdire à leurs hommes ce sacrilège dont on n’ose envisager les prolongements si on coupe le lien mystique avec la Couronne, dans une île aussi éruptive. Quoi qu’il en soit, c’est le mythe de l’assimilation portugaise qui a bel et bien volé en éclats. L’ampleur du désarroi chez les officiers portugais est à la hauteur de celui des “insurgés”. Dili est mis en état de siège (canons et une mitrailleuse en batterie dans les rues), tandis que les assassins se sauvent dans la montagne. L’alferes est placé sous la protection du Supérieur de la mission et embarqué le lendemain sur le vapeur qui transporte les télégrammes à Sourabaya*, pour aviser Macao. Avec une célérité inhabituelle, le gouverneur de Macao dépêche cent soldats européens et huit officiers subalternes plus un colonel. Ils arrivent à Dili, dès le 29 mars. On entre ensuite dans une invraisemblable querelle ou plutôt polémique entre la Marine, l’Armée, la mission catholique**, les antimonarchistes, les francs-maçons, les Macaenses, les métropolitains, la presse des uns et des autres, etc., pour savoir qui est coupable.

Ce qui est incontestable c’est que:

a) l’enquête puis la “Justice” de Macao nous laissent dans un brouillard opaque: nous ne savons toujours pas si les coupables ont été condamnés.

b) le Bataillon des moradores a été dissous.

c) il n’y a pas eu de coalition entre ces derniers et les liurais des reinos.

d) la paralysie des militaires n’a pas été mise à profit par les chefferies, même les plus turbulentes, pour fondre sur la capitale.

e) l’accès de l’intérieur n’a pas été interdit aux autorités***.

Après une telle gifle mettant en lumière la précarité de l’emprise portugaise dans une “colonie” multiséculaire, on assistera à un ressac administratif, à une sorte de gestion flasque jusqu’à la fin de l’année 1889, avec une seule campagne de quelque importance en novembre 1889, qui sera examinée plus avant. Nous venons de survoler de très haut**** des événements graves survenus dans une vieille “colonie” ibérique en Insulinde. Voyons en maintenant leur pendant dans une “colonie” toute fraîche (guère plus de quatre mois) dans les Carolines en 1887, dans une petite île également dangereuse pour tout pouvoir européen prétendant la dominer.

Remarques:

* Il n’y a pas encore de télégraphe à Dili. Tout dépend des Néerlandais en ce domaine.

** Il n’y a pas de Protestants à cette époque et surtout pas de prêcheurs néerlandais, britanniques et encore moins américains.

*** Un nouveau gouverneur (arrivé en août 1887), ex-aide de camp du Roi Dom Luís à Lisbonne, pourra même revisiter la contra-costa.

**** La seule étude un peu plus détaillée à ce jour figure dans René Pélissier: Timor en guerre. Le crocodile et les Portugais (1847-1913), 368 pp. éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1996 (prix: 55€). Voir les pages 103-112.

Le livre de René Pélissier: Portugais et Espagnols en “Océanie” – Deux Empires: Confins et Contrastes, (prix 32€) éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 2010. E-mail: viapelbooks@wanadoo.fr

L’auteur: René Pélissier est spécialiste de Timor et de l’Afrique lusophone et hispanophone, premier docteur d’État ès lettres à avoir soutenu une thèse en Sorbonne (1975) sur la colonisation portugaise moderne.

Copyright © René Pélissier

ŒUVRES DE RENÉ PÉLISSIER:

– Los territorios españoles de Africa, Instituto de Estudios Africanos. Madrid, 1964

– Études hispano-guinéennes, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1969

– Les guerres grises. Résistance et révoltes en Angola (1845-1941), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1978

– Le naufrage des caravelles. Études sur la fin de l’empire portugais (1961-1975), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1979

– La colonie du Minotaure. Nationalismes et révoltes en Angola (1926-1961), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1979

– Explorar. Voyages en Angola et autres lieux incertains, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1979

– Africana. Bibliographies sur l’Afrique luso-hispanophone (1800-1980), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1981

– Naissance du Mozambique. Résistances et révoltes anticoloniales (1854-1918), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1984

– Naissance de la Guiné. Portugais et Africains en Sénégambie (1841-1936), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1989

– Du Sahara à Timor. 700 livres analysés (1980-1990) sur l’Afrique et l’Insulinde ex-ibériques, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1991

– Don Quichotte en Afrique. Voyages à la fin de l’Empire espagnol, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1992

– Timor en guerre. Le crocodile et les Portugais (1847-1913), 368 pp. éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 1996

– Les campagnes coloniales du Portugal (1844-1941), éditions Flammarion, département Pygmalion, Paris, 2004

– Spanish Africa – Afrique Espagnole. Études sur la fin d’un Empire, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France) 2005

– Angola. Guinées. Mozambique. Sahara. Timor, etc. Une bibliographie internationale critique (1990-2005), éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 2006

– Portugais et Espagnols en “Océanie” – Deux Empires: Confins et Contrastes, éditions Pélissier, Montamets, 78630 Orgeval (France), 2010

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Afrique Asie Colonialisme allemand Océanie

L’évolution politique des anciennes colonies allemandes depuis 1920

Ecrit par Dietrich Köster

LES COLONIES EN AFRIQUE

AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE, prise de possession en 1884/1885
Territoire du Tanganyika
1920 au Royaume-Uni –
1961 Etat indépendant du Tanganyika/1962 République du Tanganyika –
Avril 1964 faisant partie de la République Unie du Tanganyika et de Zanzibar, depuis novembre 1964 de la République Unie de Tanzanie
Ruanda-Urundi
1920 à la Belgique
1962, République rwandaise (partie nord) et
1962 Royaume du Burundi/1966 République du Burundi (partie sud)
respectivement
Triangle de Kionga
1920 réaffecté au Portugal (Afrique Orientale Portugaise)
1975 faisant partie de la République populaire du Mozambique/1990 de la République du Mozambique

SUD-OUEST AFRICAIN ALLEMAND, prise de possession en 1884
1920 à l’Union d’Afrique du Sud/1961 République d’Afrique du Sud –
1990 République de Namibie

CAMEROUN, prise de possession en 1884
Cameroun occidental
1920 au Royaume-Uni –
1960 faisant partie de l’Etat indépendant du Nigéria/1963 de la République fédérale du Nigéria (partie nord) et
1960 faisant partie de l’Etat indépendant du Nigéria –
1961 faisant partie de la République fédérale du Cameroun/1972 de la République unie du Cameroun/1984 de la République du Cameroun (partie sud) respectivement
Cameroun oriental
1920 à la France –
1960 République du Cameroun –
1961 faisant partie de la République fédérale du Cameroun/1972 de la République unie du Cameroun/1984 de la République du Cameroun
1911 Le Neukamerun (Nouveau-Cameroun) est affilié au Cameroun.
1920 Le Neukamerun est réintégré aux colonies voisines de l’Afrique équatoriale française (AEF): Tchad (1960 République du Tchad), Oubangui-Chari (1960 République centrafricaine/1976 Empire centrafricain/1979 République centrafricaine), Moyen-Congo (1960 République du Congo/1970 République populaire du Congo/1992 République du Congo) et Gabon (1960 République gabonaise) respectivement

TOGO, prise de possession en 1884
partie occidentale du Togo
1920 – au Royaume-Uni
1957 faisant partie de l’Etat indépendant du Ghana/1960 de la République du Ghana
partie orientale du Togo
1920 à la France –
1960 République togolaise

LES COLONIES DANS L’AIRE DU PACIFIQUE

NOUVELLE-GUINÉE ALLEMANDE
a) Terre de l’Empereur-Guillaume, archipel Bismarck, îles Salomon allemandes, prise de possession en 1884-1886
1920 à l’Australie –
1975 faisant partie de l’Etat indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée
b) îles Marshall (faisant partie de la Micronésie allemande au nord de l’équateur), prise de possession en 1885
1920 au Japon –
1947 sous l’administration des États-Unis dans le cadre du Territoire sous tutelle des Nations Unies des îles du Pacifique (TTPI)
1990 République des îles Marshall (RMI)
c) Nauru (Micronésie allemande au sud de l’équateur), prise de possession en 1888
1920 à l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni/gestion d’administration exercée par l’Australie –
1968 République de Nauru
d) Micronésie allemande au nord de l’équateur sans les Îles Marshall, prise de possession en 1899
1920 au Japon –
1947 sous l’administration des Etats-Unis dans le cadre du Territoire sous tutelle des Nations Unies des îles du Pacifique (TTPI)
aa) depuis 1990, Commonwealth des Etats-Unis des îles Mariannes du Nord
bb) depuis 1994 République de Palaos (Belau/îles Palau)
cc) depuis 1990, Etats fédérés de Micronésie (FSM/îles Carolines)

TERRITOIRE ALLEMAND DE KIAO-TCHEOU, prise de possession en 1897/98
1920 au Japon –
1922 retour à la Chine –
1949 partie de la République populaire de Chine

SAMOA ALLEMANDES, prise de possession en 1899/1900
1920 à la Nouvelle-Zélande –
1962 Etat indépendant de Samoa occidentales/1997 État indépendant de Samoa

Annotations:
La Micronésie comprend les îles Mariannes sauf Guam, les îles Palaos, les îles Carolines, les îles Marshall et l’île de Nauru.
À l’exception du Territoire allemand de Kiao-Tcheou et le Triangle de Kionga toutes les possessions allemandes d’outre-mer sont devenues des mandats de la Société des Nations (SdN) en 1920.
Le Togo et le Cameroun étaient proclamés comme des mandats classe B chacun avec la France et le Royaume-Uni en tant que titulaire de mandat.
En outre le Tanganyika et le Ruanda-Urundi étaient accordés le statut de mandat classe B avec la Grande-Bretagne et la Belgique en tant que puissance mandataire respectivement.
Le Sud-Ouest africain allemand, la Micronésie au nord de l’équateur et les Samoa allemandes étaient proclamés des mandats classe C avec l’Union d’Afrique du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande comme puissance administrante respectivement.
Nauru, la Micronésie allemande au sud de l’équateur, a obtenu un mandat classe C du Royaume-Uni, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande en tant que pouvoirs mandataires.
Le reste de la Nouvelle-Guinée allemande (Terre de l’Empereur-Guillaume, archipel Bismarck et îles Salomon allemandes) a reçu le statut de mandat classe C avec l’Australie comme puissance administrative.
En 1947 ces territoires ont reçu jusqu’à leur indépendance le statut de territoires sous tutelle des Nations Unies
Cette année les Etats-Unis seulement ont pris la relève du Japon comme autorité administrante pour le Territoire sous tutelle des Nations Unies des îles du Pacifique (TTPI) nouvellement créé.
Pour la partie micronésienne de l’archipel des Mariannes du Nord une indépendance n’est pas prévu. Ces îles sont reliées depuis 1990 comme le Commonwealth des îles Mariannes du Nord dans une union politique avec les États-Unis.
La cession des possessions allemandes d’outre-mer a été effectuée en vertu du Traité de Versailles du 28 juin 1919, entré en vigueur le 10 janvier 1920.

Copyright mars 2004 par Dietrich Köster, D-53115 Bonn

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Colonialisme portugais Sri Lanka

Les Portugais à Ceylan: Les Portugais au Sri Lanka avant la guerre avec les Hollandais

Ecrit par Marco Ramerini. Traduction par Anne et Joaquim Gonçalves

Le premier Portugais qui visita Ceylan fut Dom Lourenço de Almeida en 1505 ou 1506. Après une tempête, des vents contraires le conduisirent par hasard sur les côtes de l’île, près de Galle. Dans les derniers mois de l’année 1505 ou 1506, la flotte de Dom Lourenço jeta l’ancre près de Colombo.

Une stèle commémorant le premier débarquement fut érigée sur un rocher surplombant la baie de Colombo. Les Portugais l’appelèrent “Padrão”. Elle était surmontée d’une croix portant les armes royales du Portugal. On voyait encore ce point de repère en 1920 ( peut-être toujours aujourd’hui ?). Chose inexplicable, elle porte la date de 1501. On admet que la première expédition construisit une chapelle en bois et installa une agence à Colombo. Ces bâtiments furent abandonnés quelques années plus tard. Un traité fut signé avec le roi de Ceylan, qui résidait dans la ville de Kotte, à deux heures de marche de Colombo.

L’île fut divisée en quatre royaumes: Kotte, le plus important, Sitawaka, Kandy, dans les montagnes, et Jaffna dans le nord.

En 1518, le Vice-roi Lopo Soares de Albergaria accosta à Colombo avec une grande flotte. Les Portugais commencèrent à y construire un petit fort qu’ils baptisèrent “Nossa Senhora das Virtudes” ou “Santa Barbara”. Ce premier fort était de forme triangulaire et surmonté d’une tour centrale. Bientôt les Cinghalais assiégèrent le fort et, aux environs de1524, les Portugais le démantelèrent.

Les Portugais conservèrent un agent sur l’île, sous la protection du roi Cinghalais à Kotte. L’abandon de Colombo fut une erreur. Les marchands musulmans de la colonie essayèrent immédiatement de regagner leur suprématie sur le royaume de Kotte et de reconquérir le commerce de la cannelle. Cependant, ils devaient être défaits par les quelques Portugais encore présents sur l’île.

Les Mappillas (musulmans du Malabar) qui, jusqu’en 1539, étaient en conflit pour des motifs dynastiques au sein des royaumes de Sitavaka et Kotte, s’opposèrent à la présence des Portugais à Ceylan. Martin Afonso de Sousa, à Vedelai, en 1538, et Miguel Ferreira, à Negombo en 1539, devaient détruire de façon définitive les Mappillas. C’est pendant ces années également, et avec les encouragements du roi de Kotte, que les missionnaires entreprirent la tâche de convertir au christianisme les habitants de Ceylan. Des églises furent érigées dans les villages de pêcheurs, sur la côte sud-ouest. Malheureusement, en 1544, le roi de Jaffna fit massacrer plus de 600 chrétiens sur l’île de Mannar. Toutefois, en 1545, le roi de Jaffna se soumit et paya tribut aux portugais.

En octobre 1550, le vice-roi Afonso de Noronha arriva à Ceylan avec 500 soldats portugais qui occupèrent Kotte, et mirent à sac Sitawaka. Mais le vice-roi perdit une bonne occasion d’établir la suprématie du Portugal sur l’ensemble de l’île. En novembre 1554, Duarte de Eca et ses 500 soldats construisirent une nouvelle forteresse à Colombo. En 1556, les communautés de pêcheurs qui habitaient la côte sud de Colombo (70.000 personnes) furent converties au christianisme. Le roi de Kotte, Dharmapala (rebaptisé Dom Joao Perya Bandara) et la reine (rebaptisée Dona Catherina) furent convertis à la foi chrétienne. Suivant l’exemple du roi, un certain nombre de nobles adoptèrent le titre portugais de Dom, ainsi que la langue et l’étiquette des Portugais. Ces conversions furent une grave erreur, car le roi et sa cour s’aliénèrent une majorité de la population cinghalaise.

En 1560, le vice-roi Dom Costantino de Bragança, accompagné de 1.200 hommes, conquit la ville de Nallur, la capitale du royaume de Jaffna, et bientôt le vice-roi poursuivit sa route en direction de l’île de Mannar, où un fort fut construit. En juillet 1565, les Portugais décidèrent de transférer la Cour et la capitale à Colombo; ainsi Kotte fut abandonnée.

A Colombo, les Portugais étaient encerclés, les Cinghalais ayant trois fortes garnisons autour de Colombo, à Wattala, Nagalagama et Mapane. C’est en 1574 seulement que les Portugais prirent l’offensive. Ils pillèrent Negombo, Kalutara et Beruwela, chassèrent les garnisons de Nagalagama et Mapane, et ravagèrent le district de Weligama et Chilaw. En août 1587, le Raja Sinha, roi de Kandy et Sitawaka, commença le siège de Colombo. La ville portugaise était protégée par des fortifications composées de 12 bastions, que les Cinghalais tentèrent de prendre d’assaut plusieurs fois, mais où ils échouèrent toujours. En février 1588, ils abandonnèrent le siège.

Jusqu’à la fin du 17ème siècle, les Portugais furent les maîtres des forts côtiers de Colombo, Galle, Kalutara et Negombo. En 1591, Andre Furtado de Mendoça envahit Jaffna et installa un nouveau roi à Nallur. Les Portugais occupèrent Kandy pendant une brève période en 1592 mais, après quelques semaines, ils furent forcés de se retirer. Ils se rendirent aussi maîtres des royaumes de Kotte et Sitawaka, mais plusieurs tentatives d’occupation de Kandy se soldèrent par des échecs. En 1597, les Portugais commencèrent à fortifier Galle.

Le 27 mai 1597, le roi Dom Joao Dharmapala mourut à Colombo sans héritier, et en accord avec ses dernières volontés, son royaume fut offert au roi du Portugal. Par conséquent, quand le roi Philippe, souverain des royaumes unifiés d’Espagne et du Portugal fut proclamé roi de Ceylan, l’ensemble du royaume de Kotte se retrouva ainsi sous le contrôle des Portugais, à l’exception de Kandy. En 1598, les Portugais occupèrent Etgala Tota, qui commandait le passage du fleuve Maha Oya. En 1599, un fort puissant fut érigé à Menikkadawara (Manicavare), à la frontière kandiane.

Forts portugais de Ceylan. Auteur et droits d'auteur: Marco Ramerini
Forts portugais de Ceylan. Auteur et droits d’auteur: Marco Ramerini

Le 31 mai 1602, la première expédition hollandaise arriva à Ceylan. Les Hollandais jetèrent l’ancre à Batticaloa, une baie que les Portugais n’avaient jamais occupée, et établirent des relations amicales avec le roi de Kandy, se liguant contre les Portugais. En janvier 1603, Dom Jeronimo de Azevedo occupa le fort de Ganetenna et celui, abandonné, de fort Balane, la pièce maîtresse du royaume de Kandy. Cependant, quelques jours plus tard, il fut obligé de se retirer et Menikkadawara fut également perdu.

En 1611, De Azevedo marcha avec 700 Portugais et de nombreux Lascarins en direction de Kandy, et prit également possession du fort de Balane, où il laissa une garnison. Il conquit également avec succès la ville de Kandy, qui fut prise et brûlée. Le roi de Kandy se rendit aux Portugais. Bien que non détruit, le royaume de Kandy était neutralisé.

En 1624, les Portugais occupèrent et fortifièrent Trincomalee. En 1628, Dom Constantino de Sa, après avoir consolidé Menikkadawara, traversa l’île, occupa et fortifia Batticaloa. Durant la marche de retour vers Colombo, il accomplit un raid sur Kandy. En 1629, Uva (l’actuelle Badulla) fut aussi dévastée.

En 1630, Dom Constantino de Sa, sous la pression du vice-roi, décida d’entreprendre une expédition contre la capitale du roi Senarat, Badulla. Le 9 août 1630, une petite armée portugaise de 400 hommes, 200 Portugais Casados (hommes mariés réservistes ), et environ 4400 Lascarins *, débutèrent leur marche au départ de Sabaragamwa (près de Ratnapura) jusqu’à Uva en traversant la jungle. Le 18 août 1630, les Portugais entrèrent dans Badulla qu’ils trouvèrent déserte, et pendant deux jours, mirent la ville à sac et la brûlèrent complètement. Le 21 août 1630, les Portugais commencèrent leur marche de retour vers Colombo mais furent attaqués par l’armée cinghalaise. La plupart des Lascarins se conduisirent en traîtres et rejoignirent l’ennemi (seulement 500 demeurèrent loyaux). Pour les Cinghalais, ce fut une victoire écrasante : de l’expédition portugaise, seuls 130 hommes survécurent et se rendirent. Cette défaite mit en danger la présence portugaise à Ceylan. Si les Cinghalais avaient eu le moyen de bloquer Colombo par la mer, la destruction complète de la puissance portugaise à Ceylan eût été assurée. Après sa victoire, le roi Senarat captura le fort de Saparagamuwa et fit le siège de Colombo. Mais après trois mois, l’armée cinghalaise fut forcée de se retirer.

* Ndt : Lascarins= soldats indigènes, milice autochtone utilisée par les Portugais. 

A suivre: La guerre contre les Hollandais

LÉGENDE

  • Rouge: le territoire néerlandais
  • Jaune: transitoire conquête néerlandais 1765-1766.
  • Vert: le territoire portugais
Carte de Trincomalee par Antonio Bocarro (1635). Livro das Plantas de todas as fortalezas, cidades e povoaçoens do Estado da Índia Oriental (1635)
Carte de Trincomalee par Antonio Bocarro (1635). Livro das Plantas de todas as fortalezas, cidades e povoaçoens do Estado da Índia Oriental (1635)

LES GOUVERNEURS PORTUGAISE DE CEYLAN (Capitão Geral)

Pero Lopes de SOUSA 1594

Dom Jerònimo de AZEVEDO 1594 – 1611

Dom Francisco de MENESES 1611 – 1614

Manuel Homem MASCARENHAS 1614 – 1616

Dom Nuno Alvares PEREIRA 1616 – 1618

Dom Costantino de SA’ e MENENES de NORONHA (premier terme) 1618 – 1620

Jorge de ALBUQUERQUE 1620 – 1623

Dom Costantino de SA e MENESES de NORONHA (second terme) 1623 – 1630

Dom Felipe MASCARENHAS (premier terme) 1630 – 1631

Dom Jorge de ALMEIDA (premier terme) 1631 – 1633

Diogo de MELO de CASTRO (premier terme) 1633 – 1635

Dom Jorge de ALMEIDA (second terme) 1635 – 1636

Diogo de MELO de CASTRO (second terme) 1636 – 1638

Dom Antonio MASCARENHAS 1638 – 1640

Dom Felipe MASCARENHAS (second terme) 1640 – 1645

Manuel Mascarenas HOMEM 1645 – 1653

Francisco de MELO de CASTRO 1653 – 1655

Antonio de Sousa COUTINHO 1655 – 1656

BIBLIOGRAPHIE:

– AA.VV. “History of Ceylon” Vol. 1, parts 1 & 2: “Pre-Colonial Period” ? University of Ceylon, 1959/60, Colombo, Sri Lanka. Vol. 2: “History of Sri Lanka vol II (1500-1800)” 614 pp. Ed. by K.M. de Silva, University of Peradenya, Ceylon, 1995, Colombo, Sri Lanka.

– Abeyasinghe, T. “Portuguese rule in Ceylon 1594-1612” xi, 247 pp. ills, 3 maps, 2 plates Lake House Investments, 1966, Colombo, Sri Lanka.

– Abeyasinghe, T. “Jaffna under the Portuguese” 66 pp. ill. Lake House, 1966, 1986, Colombo, Sri Lanka.

– Baldaeus, Philip “A Description of the great and most famous Isle of Ceylon” 165 pp. maps, Reprint of the 1703 edition, Asian Educational Services, 1996, New Delhi-Madras, India.

– Bouchon, Geneviéve “A Propos de l’Inscription de Colombo (1501) Quelques Observations sur le Premier Voyage de João da Nova dans l’Ocean Indien” ? In: RUC, vol. XXVIII, pp. 233-270 Universidade de Coimbra, 1980, Coimbra, Portugal.

– Boxer, Ch. R. “Christians and spices: Portuguese missionary methods in Ceylon 1518-1658” ??? In: History Today Vol. VIII, 1958, pp. 346-354

– Brohier, Richard Leslie and Raheem, Ismeth “Changing face of Colombo, 1505-1972 covering the Portuguese, Dutch, and British periods R.L. Brohier. Views of Colombo, 1518-1900” xv+68 pp. 11 maps and ills. 22 plates Lake House Investments, 1984, Colombo, Sri Lanka.

– Buultjens, A. E. “Don Jeronimo de Azevedo. Governor of Ceylon from 1594 to 1611 A.D.” In: Journal of Royal Asiatic Society (Ceylon) Vol. XV n° 49, 1898 pp.201-212

– Correa, Gaspar “Gaspar Correa’s account of the Portuguese in Ceylon in the first half of the 16th century” In: “Ceylon Literary Register” pp. 179-181

– Coutinho, Xavier “Portugal na historia e na arte de Ceilao” 101 pp. illustrations, separata de STUDIA N° 34-35, 1972, Lisbon, Portugal.

– Faria y Souza “An account of events in Jaffnapatnam (1619-1621)” From: “Asia Portuguesa” Volume VI, pp. 187-190, pp. 212-217 translated by Dennis Crowder.

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Les dates de l’indépendance des colonies portugaises

Ecrit par Dietrich Köster

Brésil – 07 septembre 7, 1822

Cap-Vert – 05 juillet 1975

Guinée portugaise – proclamation unilatérale: 24 septembre 1973, indépendance définitive: 10 septembre 1974

São João Baptista de Ajudá – occupation par la République du Dahomey (Bénin): 01 août 1961

São Tomé et Príncipe – 12 juillet 1975

Angola – 11 novembre 1975

Mozambique – 25 Juin 1975

Diu Fort, Inde
Diu Fort, Inde

Etat portugais de l’Inde (Goa, Damão et Diu) – saisie par l’Union indienne: 19 décembre 19 1961

Etat portugais de l’Inde (Dadrá et Nagar Haveli) – saisie par l’Union indienne: 2 août 1954

Macau – transfert du pouvoir politique à la République populaire de Chine: 20 décembre 1999

Timor portugais – proclamation unilatérale: 28 novembre 28 1975, invasion par la République d’Indonésie: 07 décembre 1975, indépendance définitive: 20 mai 2002

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